Chères adhérentes, Chers adhérents de l’UDAP,

Chers amis,

Et maintenant, on fait quoi ?

Avec la fin du quoi-qu’il-en-coûte, de la perfusion financière publique, du fond de solidarité et des régimes spécifiques d’activité partielle, à la fin des arrêts de travail sur simple déclaration en ligne, à la fin du PGE garanti à 90% par l’état, à la fin de la période de report des prélèvements sociaux, quand l’URSSAF recommencera à appeler les cotisations et à assigner les entreprises en souffrance (ce qu’elle a suspendu depuis 1 an !). Quand la vie sera redevenue « normale » pourrait-on dire par facilité.

Certes, tout cela ne saute pas encore à la figure. Mais quand l’effet grisant de la Libération se sera estompé, quand l’été, ses soirées joyeuses et pétillantes et la légèreté qui les accompagne, seront derrière nous, je crains que ce soit de la sueur, du sang et des larmes, qui nous attendent.

D’abord, parce qu’il nous faudra faire face aux séquelles de cette guerre : faillites d’entreprises, petites et grandes, pertes d’emplois, business-models durablement transformés, investissements perdus, drames sociaux, décrochages scolaires, moral à zéro et dette publiques au zénith, détresses psychologiques, dégradation de la santé des français après 2 ans sans prévention …

Ensuite, parce que la crise a accéléré la transformation digitale de notre société : la téléconsultation, le streaming vidéo, les Teams et Zooms qui s’enchainent, les achats en ligne, 24h/24 et 7j/7, hyper-personnalisés et la livraison planifiée se sont généralisés. Une mutation de fond du modèle économique est à l’œuvre, qui voit la valeur ajoutée et les marges quitter le monde industriel pour le monde du numérique et de la data. Les GAFA ne sont-ils pas les grands gagnants de la crise ?

Mais en plus de cette transformation économique, 2 autres mutations majeures sont à l’œuvre : le vieillissement de la population et une société de la défiance, le taux d’abstention croissant d’élection en élection et le mouvement des « gilets jaunes » en étant les marqueurs les plus forts.

Enfin, et c’est peut-être le plus grand danger, il nous faudra faire face à l’Etat-obèse, ses 44,7% du PIB en prélèvements obligatoires en 2020 (43,8% en 2019) et son endettement endémique (118% à la fin 2020).

Mais on ne peut pas être responsable et désespéré, disait St Exupéry.

Alors, s’il y a une question à laquelle nous, cadres dirigeants de l’assurance, pouvons répondre par nous-mêmes, c’est celle de la place de l’Assurance dans la société de demain. La RSE s’impose désormais comme un engagement inéluctable pour les entreprises. Par conviction ou par nécessité. En stratégie défensive, pour améliorer une image dégradée, de l’entreprise elle-même ou du secteur d’activité. Ou de manière plus ambitieuse pour différencier son offre, augmenter l’affectio societatis de ses clients, améliorer sa capacité d’influence politique, attirer les talents des nouvelles générations… Les assureurs, pas plus que les autres, n’y échapperont. En ce d’autant plus que les années 2020 et 2021 auront été terribles, avec une image qui en ressort abîmée. Entre les excédents supposés sur la santé, sa taxe scélérate, euh, pardon, la « contribution Covid », les pertes d’exploitations à « compenser », les contributions obligatoires au fond de solidarité qui en ont découlées, et enfin, le régime Catex tant vanté, au final abandonné au profit de la création de captives d’assurance dans les entreprises, avec avantages fiscaux à la clé, nous évoluons indéniablement en terrain hostile. Quel peut être notre rôle, quelle peut être notre contribution, quel doit être notre engagement social et environnemental ? Jusqu’où l’assurance peut-elle aller et où sont les limites ?

C’était le thème de soirée-débat UDAP 2021, que vous pouvez revoir ici https://www.lassuranceenmouvement.com/2021/06/30/les-assureurs-face-a-leur-responsabilite-sociale-et-environnementale/

Dans une société qui se crispe, où la confiance a laissé sa place à la méfiance, si ce n’est à la défiance, les assureurs ont un rôle majeur à jouer. Qui mieux que les assureurs, créateurs de confiance, pour peser positivement sur notre santé* et sur la cohésion sociale qu’elle permet, notamment en agissant sur les 4 déterminants de notre santé : génétique et biologique, environnemental, conditions de travail et hygiène de vie. Mais encore faut-il vouloir agir. 

A l’UDAP, nous continuerons toujours à œuvrer, dans l’éthique et les valeurs de la CFE-CGC, au bien-être au travail, à l’environnement, au progrès social, à l’éducation, à l’éveil à la pensée critique et à la culture, leviers indissociables de l’autonomie, de la liberté, de la dignité.

Nous continuerons à porter la voix des cadres dirigeants de l’assurance et de la protection sociale sur les sujets d’actualité partout où elle doit l’être. Nous continuerons à vous accompagner dans vos évolutions professionnelles, comme à créer les conditions de rencontre entre dirigeants. Enfin, nous continuerons à faire vivre le débat républicain pour que l’Homme reste au cœur de toutes les préoccupations.

Post crise sanitaire Covid, nous avons devant nous tous les impacts sociaux et économiques. Voire politiques. Cela nécessitera toute notre attention, nous y sommes prêts et nous continuerons d’agir. Pour une meilleure compréhension des conditions d’exercice des cadres dirigeants, pour le développement de perspectives professionnelles pour les plus de 55 ans, pour la protection des lanceurs d’alertes, pour le développement des talents par une meilleure formation professionnelle, pour la mixité et la diversité, pour l’engagement des assureurs au service du Bien commun.

Si nous sommes à votre disposition, nous sommes également à votre écoute. Alors, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, interrogations, sujets de préoccupations, ou simplement vos réflexions sur l’évolution du métier de dirigeant.

* l’OMS définit la Santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social et pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité »

Très sincèrement

Djamel SOUAMI, Président

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